Le B-A-BA : la communication et l’exemple

On a beau dire, mais en fait on connait tous le B-A-BA ou encore la recette miracle pour éduquer ses enfants. Ça n’est pas ça le plus difficile. Le plus dur, c’est de le mettre en pratique ! Mais histoire de, je vais quand même repartager cette recette magique, car ça fait toujours du bien de se le rappeler, et surtout, ça fixe des objectifs concrets !

 

A) Communiquer :

Communiquer de façon positive, ce n’est pas simplement échanger des mots ou des phrases. Non, communiquer de façon positive, c’est partager son point de vue sans jugement, juste en décrivant concrètement ce que voient nos yeux ou entendent nos oreilles.

 

1) Nos besoins

Si je dis à un de mes enfants : “tu es désordonné”, c’est un jugement. Par contre si je dis : “Les chaussettes sont rangées avec tes cahiers, les affaires traînent au sol au lieu d’être dans le bac à linge et le lit est défait”, ça c’est une description détaillée des faits et donc une communication positive. De la description des faits, peut découler une demande comme : “j’aimerai que chaque chose ait une place déterminée et que les affaires sales soient au bac à linge. À quel moment de la journée préfères-tu le faire ?” Là c’est efficace ! De là, naît le choix et la discussion. Voir le débat. Mon enfant pourrait très bien me répondre qu’il me suffit de fermer la porte et de ne pas regarder sa chambre. Ce qui me permettrait de réfléchir sur mon besoin et non mon envie. Et moi de mon côté je pourrais lui signifier que les odeurs passent sous les portes et que mon besoin serait qu’il lave ses affaires sales afin que la chambre sente bon lorsque je passe devant…

Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

 

2) Nos émotions

Si mes relations avec mes enfants se sont considérablement améliorées depuis plus d’un an, c’est bien parce que je ré-apprends à parler ! Ce n’est pas encore très naturel, mais c’est de mieux en mieux. Les écarts que je vous ai partagés sont de plus en plus rares et se noient au milieu des bons moments que nous passons désormais ensemble.

Chaque fin de journée est un moment de remise en question, de réflexion, de recherche de solutions et de résolutions pour le lendemain. Ces réflexions sont souvent le sujet de discussions entre eux et moi, lors de nos conseils de famille, ou de nos moments d’échange.

Communiquer ses sentiments, ses émotions n’est pas aussi une chose facile, et je vous invite pour vous y aider, à vous servir du tableau des émotions. Il ne faut pas confondre les émotions et le jugement. Si un enfant ne nous dit pas la vérité par peur de se faire gronder, gardons-nous de lui dire : “tu as trahi ma confiance” ou “je me sens trahie”. Ces phrases sous entendent quand même que l’enfant est accusé de trahison, ce qui était loin d’être son intention. Par contre nous pouvons dire : “je suis peinée de ne pas entendre la vérité” ou “je préfère entendre la vérité, ça me rassure de savoir que je peux te faire confiance”.

 

3) Résumons

J’aime mes enfants plus que moi-même, et s’il y a une chose qui me tient bien à cœur, c’est bien de les rendre heureux ! Alors que dois-je faire pour ne pas heurter leur sensibilité lorsque je communique avec eux ? Voilà mon fameux B-A-BA :

  • lorsque je parle, je décris ce que je vois ou ce que j’entends
  • je peux décrire mes sentiments personnels sans jugement (je me sens trahie est un jugement par exemple)
  • j’évite le TU (tu m’énerves, tu me cherches, tu es désordonné…)
  • je formule mes besoins que je ne confonds pas avec mes envies

 

B) Montrer l’exemple :

On peut pester après nos enfants autant qu’on veut face à leur addiction aux jeux vidéos, mais si nous-mêmes sommes dessus, alors nos exigences n’ont aucun sens ! Montrons l’exemple. Ne faisons pas partis de ceux qui sont pointés par le dicton : “fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais” !

Comme je vous l’ai dit à plusieurs reprises, chez nous tout se rediscute régulièrement. La place des écrans sera par exemple rediscutée dans la semaine, suite à une réaction disproportionnée de l’un d’entre eux. Mais cette re-discussion me concernera aussi ! Pour moi c’est important. Si j’ai envie de voir mes enfants moins longtemps sur les écrans, alors je serai disponible pour eux à ce moment là. Ça sera un temps de jeu, de préparation du repas, de lecture ou de sortie. Peu importe. Mais il serait incohérent de leur interdire les écrans et d’y être moi-même dessus. Le fait d’être mère et adulte ne m’octroie pas ce droit.

L’éducation par l’autorité est obsolète et surtout inefficace.

L’éducation par l’exemple et le bon comportement est, pérenne et efficiente.

Vous voulez que vos enfants s’excusent lorsqu’ils ont eu un écart de comportement ? Qu’ils expriment leurs besoins sans agressivité ? Qu’ils ne crient pas ?… C’est simple : faites-le ! Soyez cohérent : n’exigez pas quelque chose que vous n’êtes pas capable de faire vous-mêmes 🙂

 

C) Bilan :

Vous voyez, je vous avais dis que ce n’était pas très compliqué de trouver comment éduquer ses enfants. C’est juste que ça mobilise énormément de compétences que l’on n’a pas forcément acquises dans notre jeunesse en fonction de l’éducation que nous avons nous même reçue.

Un dernier point très important. Si vous commencez un changement, prenez en compte votre vécu, et le temps que vous avez passé à avoir une communication maladroite. Il faudra autant de temps pour défaire les mauvaises habitudes.  Sans compter ensuite le temps nécessaire  pour en reconstruire de nouvelles.

Allez les mom’s, on se motive, on s’encourage et on y croit ! Il n’est jamais trop tard pour commencer !

 

 

 

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