Les sentiments

“Nos sentiments proviennent de la façon dont nous choisissons de recevoir les actes et la parole des autres”.

1. Une phrase à méditer

J’aime énormément cette phrase issue du livre “les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs” de Marshall Rosenberg.
Combien de situations avons nous vécues avec nos sentiments et lorsqu’on les a reportées à un tiers pour avoir un conseil, celui-ci ne la voyait pas du tout de la même façon. Un exemple très simple est les commentaires sur les réseaux sociaux.

J’aime écrire des petites phrases à méditer sur les réseaux sociaux. Ces phrases, ces textes, je les écrits avec mes sentiments, mon vécu qui n’est pas le même que tout le monde. Il m’est déjà arrivé d’en supprimer car l’interprétation qui en était faite ne correspondait pas du tout à ce que je voulais transmettre. Et oui, certaines se retrouveront dans mes mots et voyageront peut-être même au cœur de mes sentiments, d’autres trouveront ça banal, d’autres n’y comprendront rien et d’autres peut-être s’en offusqueront. Nous lisons tous la même phrase mais ne la comprenons pas de la même manière car l’interprétation d’un texte relève de notre cerveau qui s’est lui-même construit à travers nos expériences personnelles. On a beau être très éloquent, l’interprétation reste propre à chacun.

 

2. Les sentiments se défoulent sur les réseaux sociaux

Parmi les réseaux sociaux les plus représentatif de ce phénomène, je dirai que Facebook décroche la palme d’or. C’est un défouloir des sentiments à visage caché. Tu ne sais pas qui je suis, tu ne viendras pas te confronter face à fois, alors je me lâche et je dis tout ce que je pense comme je le pense, sans gants et c’est parfois… sanglant ! Un sujet sur les accouchements, le sevrage, l’avortement… et voilà que déferle une série de commentaires plus ahurissants les uns que les autres. Chacun réagit comme si le commentaire lui était particulièrement destiné, piqué, outré par tel ou tel propos. Les sentiments sont à vif et pour peu que la journée n’est pas été bonne, le clavier sera une lame qui coupera les langues et les doigts des donneurs de leçons ! Il y a tant de haine déversée que ça fait peur. Les cœurs de la société actuelle souffrent-il donc à ce point là ?

 

3. D’où vient le problème ?

Nous vivons dans une société où nous avons beaucoup de chose et peut-être trop de choses… inutiles. Des téléphones, des écrans plats, des voitures, des vacances, des maisons, de la nourriture à profusion (ou à l’excès)… Mais pas d’amour. Nous avons trop de choses et pas l’essentiel.  Et voilà le mal-être de notre société. Nous réagissons aux mots avec notre vécu. Nous lisons un texte avec notre passé,  présent et futur émotionnels.

Marshall Rosenberg écrit dans son livre qu’il faut apprendre à accueillir les paroles de notre interlocuteur avec détachement, comprendre que l’on est pas visé et que le problème vient d’ailleurs. C’est un exercice difficile que d’entendre une phrase tout en se détachant émotionnellement parlant et se dire, je ne suis pas visée dans ces mots. Personnellement je n’y arrive pas encore. Je prends toujours tout pour moi au premier degré et c’est bien pour ça qu’en règle générale je m’interdis de commenter une publication qui me touche et me pique. Je me sentirai bien ou mal en fonction de comment je prendrai la parole des gens.

 

4. La solution ?

Donc quoi, c’est mission impossible ? Non, bien sûr que non, ça se travaille et c’est ce que j’essaie de faire, mais là, c’est un véritable champ de bataille 😂.  Pour parvenir à cet état, il faut déjà se comprendre soi-même. Comment comprendre les autres quand on ne sait même pas pourquoi nous même on réagit de telle ou telle manière ?

Pourquoi ai-je réagi ainsi ? Pourquoi ça m’a fait mal ? Qu’est ce qui a été touché en moi ? Quel est mon véritable manque ? Au final ce n’est jamais la parole ou l’attitude de l’autre personne qui fait mal, mais le fait que cette parole est appuyé sur un bouton qui appuie sur une zone cicatrisée de notre cerveau et qui fait mal au cœur. Prenons un exemple. Certaines personnes lorsqu’elles sont en colère préfère se murer dans un silence pour ce calmer. Mais en fonction du vécu de chacun ce silence pourra être interprété comme de l’ignorance et la personne en souffrira.

Il est donc important d’apprendre à se connaitre avant de travailler sur le détachement. Et puisqu’on sait que les mots sont soit des murs ou des fenêtres, pesons nos mots sur notre langue avant de les laisser s’échapper de notre bouche 🙂

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